Enfant terrible

d’Oskar Roehler

Mercredi 7 octobre / 19h30

film d'ouverture

BIOPIC 134 MIN
1967. Brechtien, marxiste et polémiste, le jeune metteur en scène Rainer Werner Fassbinder crée une troupe dont les comédiens seront, dans ses films, le miroir déformant de la société délétère ouest allemande. En séduisant, déstabilisant et brutalisant ces artistes, mais aussi le public et les médias, Fassbinder devient un monstre de productivité et le monde une scène permanente dont il est l’ange exterminateur…

Festivals de Cannes et Hambourg 2020

Pour dresser ce portrait du cinéaste dans toute sa complexité, sa part d’ombre et sa fragilité autodestructrice, Oskar Roehler s’éloigne du biopic standard. Dans des décors stylisés, au factice aussi assumé que ceux des propres films de Fassbinder, Roehler entremêle l’art et la vie de façon vertigineuse, pour réinventer comme son aîné le mélodrame flamboyant.

Scénario : Klaus Richter
Interprétation : Oliver Masucci, Katja, Riemann, Hary Prinz, Alexander Scheer, Erdal Yildiz

Production : Bavaria Filmproduktion, X Filme Creative Pool
Droits mondiaux : Picture Tree International, GmbH
pti@picturetree-international.com

kevinlee.de

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Oskar Roehler réalisateur d’Enfant terrible

Il est né à Starnberg en 1959 de parents issus du milieu littéraire, où il débute. Au cinéma, son travail de scénariste le conduit à la mise en scène.

Parmi ses films distribués en France figurent L’Insaisissable (Die Unberührbare, 2000), Une Famille allemande (Agnes und « seine » Brüder, 2004) et Les Particules élémentaires (Elementarteilchen, 2006). Avec Les Origines de la vie (Die Quellen des Lebens, 2013), Oskar Roehler dresse un portrait ambitieux de la RFA, de 1949 à 1979, qui est également la somme de tous les thèmes abordés dans ses films précédents : le poids du nazisme et l’influence américaine dans la culture ouest allemande, la fin du modèle patriarcal et la libération sexuelle des années 1960. En cela, il se rapproche un peu de Fassbinder qui pour sa part mettait en scène les fractures politico-sociales de son pays avec un cinéma dénonçant les différents rapports de domination. Fassbinder fut pour Roehler la seule « rock star » du cinéma allemand, une comète qui illumina la grisaille, la sévérité et le froid de la RFA : « Même si sa légende finit par le dévorer, il apporta l’excentricité et la libération du milieu gay d’avant-garde dans le cinéma et la scène culturelle d’Allemagne. »

Oliver Masucci est R.W. Fassbinder

Né en 1968 à Stuttgart, il a étudié à l’Université des Arts de Berlin (UdK) avant d’entammer une grande carrière théâtrale.

Il s’impose au cinéma en 2015 avec l’adaptation du best-seller de Timur Vermes, Il est de retour (Er ist wieder da) de David Wnendt. De 2017 à 2018, il tient le rôle principal de Dark de Baran bo Odar, première série en langue allemande produite par Netflix. Il a récemment joué dans L’oeuvre sans auteur (Werk ohne Autor, 2018) de Florian Henckel von Donnersmarck et Quand Hitler s’empara du lapin rose (Als Hitler das rosa Kaninchen stahl, 2018) de Caroline Link.

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